La suspension du trafic entre Mbau et Kamango impacte négativement sur les activités pastorales et sociales

Publié le: 13/11/2017 à 08h48min51s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Depuis samedi 07 octobre 2017, jour des massacres d’une trentaine de civils sur cette route, l’armée avait interdit à tout civil de fréquenter cette route. Les conséquences fâcheuses se font sentir sur le plan économique, social et sanitaire à Kamango. Une alerte du curé de la paroisse Notre Dame de l’Assomption de Bwisegha-Kamango.

L’abbé Bonaventure KAMALIRO informe que la rareté des produits manufacturés entraîne leur cherté sur le marché parce qu’il est difficile d’atteindre Kamango.

« Sur le marché, les produits ont sensiblement diminué et ils coutent trop cher. Au niveau sanitaire, les structures de santé reçoivent les produits à partir de Beni, de Butembo et de Goma. Maintenant, il n’y a plus de route. Il y a rupture de stock. On risque de connaitre une catastrophe à ce niveau-là », a-t-il indiqué.

L’abbé Bonaventure KAMALIRO plaide pour l’amélioration de la situation sécuritaire pour que la route Mbau-Kamango soit rouverte. Entretemps, notre interlocuteur lance que certaines personnes, piétons et motocyclistes, bravent la route Mutwanga-Mwenda-Kikingi-Kamango. L’objectif étant de ravitailler tant soit peu cette contrée devenue la plus enclavée du territoire de Beni. Long de près de 50 kilomètres, l’axe cité ci-haut est moins sûr à cause du délabrement et de l’insécurité. Mais, il n’y a pas d’autre choix, se résigne l’abbé  Bonaventure KAMALIRO.

La route Mbau-Kamango, environ 75 kilomètres, a été déclarée rouverte pour l’armée depuis le 6 novembre dernier après des violents combats entre militaires FARDC et présumés rebelles ADF. Le porte-parole du secteur opérationnel SOKOLA 1 NORD avait averti que les civils n’étaient pas encore permis de la fréquenter. 


Publié le: 13/11/2017 à 08h48min51s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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