Zoom sur la journée du 30 novembre dans les villes et territoires du Nord-Kivu

Publié le: 01/12/2017 à 09h09min41s

Par Radio Moto Butembo-Beni

A Goma, la marche de l’opposition n’a pas vécu. Un important dispositif de la police était déjà déployé dans les coins chauds de la ville. Question de faire face à toute éventualité. Cette journée s’est ainsi muée en une journée ville morte. Les activités ont été paralysées l’avant-midi avant de reprendre timidement l’après-midi.  La ville de Goma s’est donc réveillée sous une grande surveillance policière et militaire.

Vers 7 heures, des jeunes ont tenté de manifester au quartier Majengo. Certains d’entre eux ont été arrêtés sur fonds de gaz lacrymogènes. Même situation vers Katoy, Ndosho et au Campus du Lac connu communément sous l’appellation de Kinyumba. Ici, certains jeunes identifiés comme des étudiants ont tenté de barricader la route. Les motos taxi étaient visibles sur la route. Les bus étaient partiellement sur la route l’avant-midi. Les écoles et plusieurs maisons de commerce n’ont pas fonctionné. Il en est de même pour les institutions de finance. Le marché de Virunga n’a pas connu ses activités habituelles. Des habitants de Goma ont exprimé leur vœu de voir les élections être tenues d’ici la fin de l’année ou passer à une transition sans Kabila. Selon le Chef des Travaux Jean-Baptiste KASEKWA du Rassemblement, il est à déplorer que des forces qui allaient encadrer la marche l’aient étouffée.

A Butembo, les activités ont été paralysées à cause de la présence massive des policiers et militaires dans les points chaux de cette ville. Ces forces de sécurités et de l’ordre y étaient depuis le soir de mercredi pour contenir des éventuelles manifestations des opposants qui s’opposent au régime de Joseph KABILA KABANGE. Pendant ce temps, l’on peut dire que la journée ville morte décrétée par la Véranda Mutsanga  dans les villes de Beni, Butembo et dans les territoires des Beni  et Lubero a été observée.

A Butembo, par exemple, depuis le matin jusqu’à tard dans la soirée, la ville était toujours agitée. La police et l’armée s’activaient à dégager les barricades dans les routes. Ces barricades étaient entre autre des Kiosques, pierres, et des arbres étaient placés dans  plusieurs endroits et surtout dans la commune Bulengera. Toute la journée les agents de l’ordre évacuaient les barricades et les jeunes le replaçaient juste  après le départ de ces agents de l’ordre. Un jeune homme prénommé Justin a été tué par balle à FURU au niveau du marché BWANANDEKE. Un témoin raconte les circonstances de cet incident.

« J’étais à coté. Les enfants étaient autour du feu. De l’autre coté de Mihake étaient les soldats et c’est eux qui ont tiré sur la direction des enfants. Pendant ce temps, le commandant ville venait d’atteindre le niveau de la pancarte. Les enfants, y compris la victime, voulaient fuir. C’est dans cette circonstance que le militaire a tiré à bout portant », a-t-il témoigné.

En ville de Beni, les membres du Rassemblement des Forces Politiques et sociales acquises au changement ont été dispersés par les forces de sécurité. La police et l’armée n’ont pas bougé des points ciblés par les opposants. La manifestation partirait du rond-point KANZULI de Beni à 10 heures. Cet endroit a été quadrillé par les agents de l’ordre. Les manifestants, militants de la LUCHA et cadres du Rassemblement, ont choisi le débordement par l’Institut KISOLOKELE, calicots à la main. Leur marche n’a pas dépassé une centaine de mètres parce que les forces de sécurité sont venues l’étouffer. Quelques arrestations sont à déplorer. L’on parle des journalistes brutalisés. Ils ont été relâchés un peu tard. 

A Kasindi, des militants de la LUCHA ont voulu manifester contre tout prolongement du mandat du Raïs Kabila au delà du 31 décembre. Treize d’entre eux ont été arrêtés par les services de l’ordre jusque 11 heures 40 de ce jeudi. Notre correspondant rapporte qu’il y a eu un dispositif important de la PNC et de l’armée dans les coins réputés chauds  de la cité frontalière de Kasindi.  A Goma, la marche de l’opposition n’a pas vécu ce jeudi. Cette ville s’est réveillée sous une grande surveillance policière et militaire.

Vers 7 heures, des jeunes ont tenté de manifester au quartier Majengo. Certains d’entre eux ont été arrêtés sur fonds de gaz lacrymogènes. Même situation vers Katoy, Ndosho et au Campus du Lac connu communément sous l’appellation de Kinyumba. Ici, certains jeunes identifiés comme des étudiants ont tenté de barricader la route. Les motos taxi étaient visibles sur la route. Les écoles et plusieurs maisons de commerce n’ont pas fonctionné. Il en est de même pour les institutions de finance. Le marché de Virunga n’a pas connu ses activités habituelles. Selon le Chef des Travaux Jean-Baptiste KASEKWA du Rassemblement, il est à déplorer que des forces qui allaient encadrer la marche l’aient étouffée.

A Kasindi, des militants de la LUCHA ont voulu manifester contre tout prolongement du mandat du Raïs Kabila au delà du 31 décembre. Treize d’entre eux ont été arrêtés par les services de l’ordre jusque 11 heures 40 de ce jeudi. Notre correspondant rapporte qu’il y a eu un dispositif important de la PNC et de l’armée dans les coins réputés chauds  de la cité frontalière de Kasindi.


Publié le: 01/12/2017 à 09h09min41s
Par Radio Moto Butembo-Beni
Partagez ce contenu sur