L’Union Africaine et l’Union Européenne se prononcent sur les incidents survenus en RDC lors de la marche organisée par le CLC

Publié le: 04/01/2018 à 11h51min24s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Mercredi 3 janvier 2017, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA a, dans un communiqué, exhorté tous les acteurs congolais à faire preuve de « la plus grande retenue ».  Il faisait allusion aux incidents vécus à Kinshasa et dans d’autres villes de la RDC le 31 décembre par le Comité de Laïcs Catholiques.

Il appelle les autorités à diligenter une enquête sur les violences commises afin de punir leurs auteurs, renseigne le site actualité.cd. « Je déplore profondément les pertes en vies humaines enregistrées à cette occasion, et appelle à faire la lumière sur tout excès commis par les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions, afin que les auteurs de ces actes en rendent compte. Moussa Faki Mahamat exhorte tous les acteurs congolais à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de tous actes ou propos de nature à tendre davantage la situation.

Il les appelle à œuvrer ensemble à la tenue, dans les délais annoncés par la Commission électorale nationale indépendante et dans le respect des dispositions pertinentes de la Constitution, des élections prévues en décembre 2018 ». Le président de la commission de l’Union Africaine souligne la nécessité de créer un environnement propice au déroulement des élections “libres, transparentes et régulières”, y compris la prise de mesures de décrispation, telles que préconisées par l’Accord politique de la Saint Sylvestre.

La répression de la marche des chrétiens catholiques le 31 décembre viole la constitution de la RDC

C’est ce qu’a dit l’Union Européenne mercredi 3 janvier 2018. Cette organisation internationale déplore les pertes en vies humaines enregistrées au cours des manifestations.

« Les violences perpétrées le 31 décembre 2017, dans le cadre de l’anniversaire de l’Accord de la Saint Sylvestre en République Démocratique du Congo, ont entraîné la mort de plusieurs manifestants et fait de nombreux blessés. Le recours à la violence par les autorités congolaises, y compris pour interrompre des services religieux, visant à réprimer toute tentative de manifestation pacifique va à l’encontre de la Constitution congolaise qui garantit le droit de manifestation et la liberté de réunion. Les autorités congolaises ont le devoir de protéger leurs citoyens et non de les réprimer. Le blocage des medias et réseaux sociaux constitue également une grave atteinte à la liberté d’expression », dit l’Union Européenne.

Par la même occasion, l’Union européenne  demande aux autorités congolaises de “redoubler d’efforts” pour la mise en œuvre intégrale de l’accord de la Saint Sylvestre. « Les autorités doivent redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre la décrispation voulue dans l’Accord de la Saint Sylvestre, permettant ainsi de progresser vers des élections crédibles en 2018. L’UE continuera à suivre attentivement la situation », chute la déclaration de l’Union européenne.


Publié le: 04/01/2018 à 11h51min24s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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