Festival Amani 2018 : La rumba congolaise reconnue patrimoine national

Publié le: 12/02/2018 à 09h47min01s

Par Radio Moto Butembo-Beni

La révélation a été faite au cours de l’exposé du professeur YOKA LIYE de l’institut national des arts, INA, samedi 10 Février 2018. C’était à la clôture du Festival Culturel Amani dimanche 11 Février 2018 à Goma. Nombreux jeunes talents ont partagé leur expérience artistique et professionnelle à travers ce festival qui s’est déroulé sous le thème « Dansez pour changer, chanter pour la paix ».

Au-devant des participants, ce professeur spécialiste en art a rassuré que les démarches ont déjà abouti pour que la Rumba de la RDC soit reconnue comme patrimoine immatériel de l’UNESCO.

« Enfin, après, peut-être une centaine d’années de la pratique de la Rumba, elle est reconnue comme patrimoine national, il y a une année. Ca parait dérisoire, incroyable. Mais, c’est positif. Et il reste seulement à faire du côté du ministre de tutelle. L’histoire de la Rumba Congolaise est Unique : Elle part de la vie négrière au pays pour s’étendre aux Amériques et dans d’autres coins du monde. C’est aussi l’histoire du Fleuve Congo, la Rencontre du Fleuve Congo et l’Océan » a indiqué professeur YOKA LIYE.

En outre, au cours du festival Amani, la présidente de l’union panafricaine de jeunesse, membre de l’organisation de ce festival a annoncé la création d’un fond provincial de la jeunesse. Francine MUYUMBA a indiqué que son rôle sera de financer l’entreprenariat de la jeunesse avec objectif de lutter contre l’enrôlement des jeunes dans des groupes armés. Elle affirme aussi avoir plaidé auprès du gouverneur pour le vote à l’assemblée provinciale d’un édit de la mise en place de ce fond. Francine MUYUMBA a rassuré de l’avancement des lobbyings au niveau africain pour l’approvisionnement de ce fond.

Un bémol qui attriste

Les organisateurs de la 5ième édition du Festival Amani se sont dits choqués de la disparition d’un artiste musicien de Goma, ancien prestataire de la 4ième édition. Black Man BAUSI ne fait plus de ses nouvelles depuis vendredi 09 Février 2018. D’aucuns pensent que c’est pour les critiques contenues dans le titre « Famille Munanitoka » qu’il aurait été privé de sa liberté. Cette chanson de Black Man BAUSI critique sévèrement un pasteur qui n’arrête pas à injurier dans ses prêches et sur les medias les autres églises de la ville de Goma et les acteurs politiques de l’opposition.


Publié le: 12/02/2018 à 09h47min01s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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