Des épouses des militaires accusés de commettre des cas répétitifs de vol dans les champs environnant le camp militaire de Kirumba

Publié le: 13/02/2018 à 17h02min55s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Le cas le plus récent est celui des sœurs de la Compagnie de Marie Notre Dame, Maison de Kasando basée à Kirumba, qui en ont été victimes. Elles fustigent ces cas répétitifs de vol et de destruction méchante des produits de leurs champs. Des responsables militaires condamnent cet acte et exigent que justice soit faite.

Samedi 10 février 2018, les religieuses ont réussi à mettre la main sur deux femmes se disant épouses des militaires en plein acte de vol des feuilles de courge et des amarantes dans la clôture du couvent. Tout en saluant la discipline des militaires et la sagesse de plusieurs de leurs épouses, les sœurs de Kasando plaident pour leur dédommagement et la conversion de tous les auteurs de vol.

« Nous avons mis la main sur deux femmes des militaires. Deux autres ont pris fuite. Ce n’est pas la première fois. C’est la deuxième fois. Nous nous sommes trop lamentés pour cette situation par rapport à nos champs. Ils divaguent dans nos champs avec toute liberté. Même le manioc, ils ont tout vidé. Qu’ils changent vraiment. Que chacun apprenne à travailler pour lui-même et que ces voleurs changent d’habitude. Le temps de semence est là pour tout le monde », s’est plainte l’une des sœurs Compagnie de Marie Notre Dame.

Interrogés à ce propos, des responsables militaires ont condamné cet acte. Ils ont exigé que justice soit faite.

« Une femme se disant épouse d’un militaire peut ne pas l’être. Il faut bien vérifier l’identité de présumés voleuses avant toute déclaration », a lancé un officier gradé Colonel qui exerce au 3401e régiment.

En réaction, la représentante des épouses des militaires de Kirumba n’a pas reconnu les deux présumées voleuses.

« Pour cet acte commis, nous ne sommes pas vraiment convaincues que ce sont les femmes des militaires. Chez nous, à la « defense », nous avons des jardins. Il y a du sombé, il y a tout. Tous nous faisons les champs. Que la justice elle-même suive la situation pour nous dire la vraie version des choses », a-t-elle tenté de répondre en reconnaissant que ce n’est pas toutes les femmes des militaires qui volent.

Soulignons cependant que toute la concession de MULEMBERI à Kirumba est jonchée des jardins de manioc, haricots et autres cultures maraîchères des militaires.


Publié le: 13/02/2018 à 17h02min55s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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