Médecins sans Frontières se désengage dans certaines zones insécurisées du Nord-Kivu

Publié le: 13/03/2018 à 17h05min29s

Par Radio Moto Butembo-Beni

L’une des responsables de cette organisation  a exposé certaines raisons y relatives au cours d’un échange avec la presse à Goma le samedi 10 mars dernier. Au stade actuel, MSF indique que l’insécurité est une contrainte majeure qui ne lui permet pas de mener à bien sa mission.

Cette organisation dit rester vigilante par rapport à l’évolution de la situation sur le terrain. Elle assure qu’elle a  étendu son rayon d’action  à Mwesso  et bientôt Bambu,  Kibirizi et  dans le sud su territoire de Lubero.

« Les moyens d’assister les populations en détresse peuvent être disponibles mais l’insécurité fait défaut. Aujourd’hui nous voulons donner plus d’appui à la population. Nous ne le pouvons pas parce que le contexte sécuritaire ne nous le permet pas. Ca prend plus de temps pour le MSF d’aller sur terrain. C’est une grande difficulté que nous avons. Aujourd’hui nous souhaitons nous déployer au niveau de Bambu, Kibirizi, sud de Lubero. Nous savons que ce sont des zones qui, aujourd’hui, du point de vue sécuritaire, sont difficilement accessibles. Nous constatons qu’à cause de cela, il n’y a plus d’acteurs. Très peu sont dans cette zone », a indiqué Sylvie Thomas de MSF.

A la question de savoir pourquoi MSF ne communique pas assez sur le cas d’insécurité notamment les enlèvements dont sont victimes certains membres de son personnel, il a été révélé à l’assistance qu’il s’agit d’un choix stratégique. L’objectif est de ne pas mettre en danger les vies des otages mais aussi ne pas impacter négativement sur le processus de négociation pour leur libération. Et d’ajouter que MSF n’a jamais payé de rançon pour tous les cas d’enlèvements de ses agents.

Au cours de  la présentation du rapport annuel de ses activités en 2017 devant la presse, Sylvie Thomas, chef de mission adjointe de MSF  France en RDC, s’est félicité que  la structure a été au cœur de la riposte contre le choléra à Goma comme dans le reste du pays avec plus 25 mille cas pris en charge.

MSF existe au pays d’une manière permanente depuis 1994. L’Organisation est le troisième partenaire du ministère de la santé après la Banque Mondiale et l’Organisation Mondiale de la Santé.


Publié le: 13/03/2018 à 17h05min29s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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