Flash : Des jeunes hutu récoltent des signatures pour la balkanisation du Nord-Kivu, plus 30 déjà

Publié le: 10/05/2018 à 15h07min26s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Cette problématique est à la base d’une controverse qui ne dit pas son nom au sein de l’opinion publique des villes et territoires de la province du Nord-Kivu, à l’Est de la RDC. Cette pétition qui est en cours de signature est une initiative de l'Agence Francophone Ecolos. Cependant, elle circule dans la clandestinité.

Aucun lieu n’a été communiqué au public pour la signature du document en effet. Laurent MUGIRANEZA, de la jeunesse Hutu, chuchote que plus de 30 mille signatures sont déjà récoltées pour faire passer cette pétition. Ce citoyen Hutu se fixe le cap de deux semaines pour atteindre les 100 mille signatures recommandées par la constitution de la RDC.

« Il y a certains hutu qui n’ont pas compris notre initiative. Justement, on ne peut pas avoir 100% de hutus qui signent sur ce document. Mais 90% de hutus sont d’accord, ils sont en train d’apposer leurs signatures, il y a même certaines autres tribus qui sont en train de signer.  Je fustige entretemps m’hypochrisie des hommes politiques en qui nous avions jadis confiance. Ils commencent à nous diviser et mettre en mal notre cohabitation pacifique. Le fait qu’aucune autre tribu ne peut pas circuler librement ou ne peut exercer ses activités dans le territoire de Lubero et celui de Beni ne nous enchante pas », explique ce chef des jeunes hutu.

En réaction Jean-Baptiste KASEKWA, un acteur politique de la ville de Goma, émet une crainte quant à la signature de cette pétition. Pour lui, il y a risque les auteurs fassent signer des inconnus pour atteindre les 100 mille signatures.

« Les initiateurs veulent démontrer qu’ils tirent la légitimité de leur pétition dans les propos du Chef de l’Etat. Et cela est grave. J’appelle l’entourage du Chef de l’Etat à démentir ces propos, c’est grave qu’une telle pétition trouve un fondement dans ses propos », recommande Jean-Baptiste KASEKWA.

Pour rappel, l'Agence Francophone Ecolos a pensé qu’il faut scinder le Nord-Kivu en deux pour permettre à chaque ethnie de vivre en paix dans son camp.


Publié le: 10/05/2018 à 15h07min26s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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