Compagnie de Marie : Une grande fête à Mulo en marge de 69 ans de la canonisation de Sainte Jeanne de Lestonnac

Publié le: 16/05/2018 à 18h14min57s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Les religieuses de la compagnie de Marie Notre Dame ont célébré ce mardi 15 mai le 69ième anniversaire de la canonisation de leur fondatrice, la Sainte Jeanne de Lestonac. Celles de la communauté de MULO ont pris part à une messe d’action

de grâce présidée par le père curé de Mulo.

Ce serviteur de Dieu a prêché l’amour du prochain. Il a demandé  aux fils de MULO de prier pour l’évolution des œuvres des Sœurs de la Compagnie de Marie Notre Dame.  Après la messe, les écoliers, les élèves et les enseignants des écoles sous la gestion des sœurs de la Compagnie fonctionnant à MULO ont assisté à  quelques jeux dont des poèmes.

La sœur Sylvie SEKERAVITI,  supérieure de la Communauté de MULO  a remercié tous ceux qui soutiennent cette famille religieuse. Information livrée par MUHINDO KASAYI Docile, membre de notre club d’auditeurs de MULO.

Qui est Sainte Jeanne de Lestonnac

Elle était la nièce de l'écrivain français Montaigne qui parle d'elle en ces termes :"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais." Madame de Lestonnac voulait la faire devenir calviniste, ce pourquoi elle l'envoya se refaire une santé dans une famille également calviniste. Montaigne s'en aperçut et son beau-frère qui, lui, était resté catholique, rappela sa fille et se fâcha tellement contre sa femme que celle-ci se le tint pour dit désormais.

A dix-sept ans, Jeanne de Lestonnac épousa Gaston de Montferrat (Montferrand), Baron de Landiras dont elle eut sept enfants qu'elle éleva avec beaucoup de délicatesse et de fermeté. Après vingt-quatre ans de mariage, elle perdit son époux qu'elle adorait et voulut se faire religieuse chez les Feuillantines de Toulouse. Elle y tomba malade. Guérie, à peine rentrée dans le monde, elle reprit son projet de vie religieuse et fonda la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation des filles, comme les Pères Jésuites qui étaient les éducateurs des garçons.

Une religieuse de la Compagnie de Marie Notre-Dame nous communique: "Jeanne de Lestonnac a été un temps écartée comme supérieure de la communauté de Bordeaux, elle a été humiliée comme souvent en pareil cas. Cependant le reste des maisons continuent de garder à Jeanne toute l'estime, l'affection et la confiance dues à la Fondatrice de l'Ordre. Elle est considérée comme la Mère Générale, même si ce statut lui est refusé par l'Eglise d'alors et si il ne lui est pas permis de communiquer avec l'extérieur durant cette terrible période. A la fin du mandat, c'est à dire trois ans plus tard, en 1626, la supérieure ingrate reconnaît ses écarts et ses manigances et demande publiquement pardon à Jeanne de Lestonnac.

La fondatrice relativement âgée part fonder à Pau. Elle y restera s'occupant à organiser la vie de la maison et à enseigner les enfants jusqu'en 1634. A la demande des supérieures de l'Ordre, et sur l'insistance du cardinal Henri de Sourdis, elle revient à Bordeaux pour consacrer ses dernières années à rédiger définitivement les Constitutions qui seront imprimées en 1638. Toutes les Maisons de l'Ordre vivront de ses Constitutions où qu'elles soient dans le monde. Jeanne de Lestonnac décède le 2 février 1640 âgée de 84 ans."


Publié le: 16/05/2018 à 18h14min57s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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