Butembo-Ebola : Toute la communauté appelée à s’impliquer pour contribuer à l’éradication de la maladie à virus Ebola

Publié le: 11/10/2018 à 12h48min10s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Vaccination d'un contact Ebola/Ph.archive

La riposte contre la maladie à virus Ebola n’est pas l’apanage des professionnels de la santé. Toute la communauté doit s’y impliquer pour contribuer à l’éradication de la maladie. Avis de Docteur Jean-Christophe SHAKO, coordonnateur des activités de riposte contre Ebola à la sous coordination de Butembo. Il réagissait, samedi 06 octobre 2018 sur le comportement de la communauté face à la riposte. Docteur Jean-Christophe SHAKO dit regretter que bon nombre de personnes vivent dans la sous informations. Ce qui, selon lui, crée de la résistance qu’il déconseille au même titre que la vulgarisation des rumeurs. « Il ya pour le moment certaines poches de résistance om on trouve que les équipes sont descendus, ils sont caillassés, il y a des problèmes des blessures ainsi de suite…nous sommes entrain de voir avec les autorités pour que cela prenne fin et que les équipes puissent être déployées normalement sur le terrain, rencontrer les communautés, rencontrer les familles où il ya des cas suspects, les s confirmés afin que nous puissions effectuer le suivi des contacts. Donc nous devons éviter des rumeurs », a révélé Docteur Jean-Christophe SHAKO, coordonnateur des activités de riposte contre Ebola à la sous coordination de Butembo. « Raison pour laquelle il est obligatoire pour tout décès dans la communauté et même dans les structures des soins de pouvoir effectuer le prélèvement et envoyer le prélèvement au laboratoire et le laboratoire n’est pas loin, le laboratoire est ici à Butembo. L’avantage est que si une fois on a fait le prélèvement et qu’il sort négatif, on ne peut pas renforcer tellement des mesures exigeantes pour cet enterrement là. Mais quand on dit que la personne est décédée d’Ebola, on doit faire un EDS en bonne et due forme », justifie Docteur Jean-Christophe. « Avec les résistances, Ebola ne peut pas terminer », averti-t-il. En outre, Docteur Jean-Christophe SHAKO a expliqué que tout corps mort doit bénéficier d’un enterrement digne et sécurisé de la part des équipes d’experts. Ce, en collaboration avec la famille éprouvée et sans mettre à côté les coutumes de chaque communauté. Cet enterrement digne et sécurisé commence par le test Ebola sur le corps, une pratique devenue une exigence sanitaire jusqu’à ce que le ministère déclare finie la maladie. L’objectif est de limiter la propagation de l’épidémie, explique Docteur Jean-Christophe SHAKO. C’est ainsi que le coordonnateur des activités de riposte contre Ebola à la sous coordination de Butembo a déploré les heurts que certaines personnes orchestrent contre les personnel soignant et les secouristes. Pour Docteur Jean-Christophe SHAKO, à ce stade de la maladie, il n’y aurait rien à se révolter, mais à encourager les services de riposte qui limite la propagation de la maladie, dont la plupart de cas à Butembo ont été importés des personnes qui échappent au contrôle à Beni, Mabalako et Mandima.

 


Publié le: 11/10/2018 à 12h48min10s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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