RDC : Est-ce exclu qu’on parle d’un Ebola « politique »?

Publié le: 04/01/2019 à 10h13min18s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Cette question est parmi celles qui ont été posées à l’Evêque de Butembo-Beni par la presse jeudi 27 décembre 2018. C’était dans la cour de la Cathédrale à Butembo. Les journalistes voulaient savoir si c’est exclu qu’on parle d’une épidémie politique dans un contexte semblable à celui de la RDC. En réponse, Monseigneur SIKULI PALUKU Melchisédech a mentionné que le débat sur les origines de la maladie à virus Ebola à Butembo-Beni aura sa place après que cette maladie aura été éradiquée.

Pour Monseigneur SIKULI PALUKU Melchisédech, il faut plutôt se concentrer dans la lutte contre l’épidémie au lieu de spéculer sur des origines moins scientifiques. C’est pourquoi ce Prélat appelle plutôt tout le monde à redoubler d’efforts pour lutter contre et vaincre Ebola dans un avenir très proche. « Dès qu’il s’agit d’une épidémie, quelle que soit son origine, elle ne peut pas épargner celui qui fait une contre campagne et celui qui l’accueille comme une bonne nouvelle. Ça n’épargne personne. Donc, il faut le dire : si vous hésitez, les origines nous les saurons peut-être après. L’histoire, qui sait comment le SIDA a commencé ? Nous aurons peut-être tard d’où est venue cette maladie », a pensé l’ordinaire du lieu.

Le Pasteur de l’Eglise de Butembo-Beni lance le défi de la découverte des origines aux chercheurs scientifiques. « L’Ebola, on semblait dire que ça venait d’un singe. Vous allez dire que c’est un politicien qui a amené un singe qu’on a bouffé ou quoi ? Ou qu’on a largué quelqu’un, et pourquoi à Mangina ? Pour croire ca, il faut être peu critique face à tout ça. Ils vont nous dire peut-être comment cette épidémie s’est déclenchée dans notre diocèse, précisément dans la zone de santé de Mabalako », a-t-il ajouté.

Monseigneur SIKULI PALUKU Melchisédech appelle la population à faciliter la tâche aux professionnels de la santé engagés en première ligne dans la riposte contre Ebola.  Dans le cas contraire, la mort va nous exterminer encore davantage, s’inquiète le Prélat. « Si la communauté ne les appuie pas, ça veut dire que nous creusons et préparons nous-mêmes une fosse commune pour tout le monde », a sensibilisé Mgr Sikuli PALUKU.

En rappel, les 5 mois d’Ebola au diocèse ont été comptabilisés le 1er janvier 2019 avec plus de 500 cas confirmés. Les experts dans la riposte souhaitent que janvier 2018, ce sixième mois d’Ebola, soit celui de l’éradication complète de cette épidémie dans la contrée.


Publié le: 04/01/2019 à 10h13min18s
Par Radio Moto Butembo-Beni
Partagez ce contenu sur