Des illusions démystifiées sur les fabricants et vendeurs des cercueils

Publié le: 10/01/2019 à 16h56min21s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Radio Moto Butembo Beni a rencontré un vendeur des cercueils qui présente ce métier comme un service rendu par amour et charité, contrairement à ceux qui pensent que ces serviteurs sont fiers lorsque les gens meurent. Pour les œuvrant dans ce domaine, la fabrication des cercueils est l’un des métiers  noble dans le domaine des cultures et arts en ville de Butembo.

Constat de votre rédaction qui est allé s’imprégner de la réalité profonde dans l’accomplissement de ce métier, ce jeudi 10 janvier 2019. Ce travail est souvent suivi des jugements morales des certaines gens qui pensent que ces menuisiers fabricateurs des cercueils pourraient se réjouir des morts pour gagner de l’argent. PALUKU MULYANGASA, menuisier spécialiste en ce métier funèbre, a déploré ces genres de stéréotypes. C’est par amour et charité et souvent par commande que nous réalisons des cercueils et croix pour les familles éprouvées, a recadré PALUKU MULYANGASA. « Quand quelqu’un meurt par Ebola, il faut qu’il soit vite conservé dans un cercueil pour qu’il ne contamine pas les autres. Nous ne profitons pas de l’argent pour fabriquer ces cercueils, non. Nous on est riche. D’ailleurs dans les cercueils on ne gagne rien parce qu’ils sont donnés aux gens lorsqu’ils sont éprouvés. Ils n’ont plus d’argent au sortir de l’hôpital. Vous allez demander de l’argent à quelqu’un qui vient de l’hôpital ? » S’est-il interrogé.

PALUKU MULYANGASA évoque d’ailleurs que la majorité de ceux qui viennent en demande s’endette et tous ne se souviennent même pas de revenir payer. Ce métier  n’est qu’un service social, lance notre interlocuteur. « Ils prennent beaucoup et nombreux ne payent pas d’ailleurs. SI je vous donne les listes des gens endettés ici, vous allez vous étonner. Les difficultés que nous rencontrons ici ce sont d’abord les taxes. Alors nous ne gagnons rien. Le peu qu’on pouvait gagner, l’Etat aussi menace », s’est-il désolé.

Comme si cela ne suffisait pas, ce métier encadre des jeunes pour un apprentissage et conduit à une réduction de la délinquance juvénile, ajoute ce fabricateur. PALUKU MULYANGASA lance, par ailleurs, un message aux autorités étatiques vu les menaces des services des taxations. « Nous sommes prêts à payer les taxes, oui. Mais quand il faut les hausser… C’est compliqué », a-t-il ajouté.

PALUKU MULYANGASA, fabricateur des pompes funèbres travaille vers Njiapanda  à l’entrée de la cellule Base, juste à la deuxième parcelle à Gauche.


Publié le: 10/01/2019 à 16h56min21s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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