BUTEMBO : Le major TAGIBIMA GODLON revient sur le respect des bonnes conditions de détention

Publié le: 05/02/2019 à 17h10min15s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Le commandant PNC ville de Butembo en charge de la police judiciaire est revenu sur le respect des bonnes conditions de détention d’un présumé auteur d’une infraction ce mardi 5 février 2019. C’était au cours d’une Table Ronde organisée par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, BCNUDH Butembo-Lubero ce meme mardi.

Cette séance de débat et de formation a été réalisée en collaboration avec les autorités locales et les ONG de défense des droits de l’Homme. Les participants ont discuté des règles et des principes relatifs à l’arrestation et à la détention préventive en RDC. Dans son exposé le major TAGIBIMA GODLON, commandant PNC ville de Butembo en charge de la police judiciaire a demandé à ses pairs policiers d’éviter la torture et autres formes de violence pendant l’arrestation et la détention d’un présumé auteur d’une infraction.

« Dans un lieu de détention il faut un traitement humain et respectueux. Uniquement des lieux de détention reconnus officiellement par l’officier du ministère public. Qu’il soit humain, qu’il soit salubre. Qu’on serve une alimentation adéquate de l’eau potable pouvant être utilisée pour se laver ou prendre des douches. Que l’administration responsable de ces lieux donne des vêtements adéquats aux détenus et offre des soins médicaux adéquats. Que les prévenus mineurs soient détachés des détenus majeurs comme les femmes des hommes », a-t-il conseillé.

Le chef du parquet militaire de Butembo a appelé les OPJ de la police comme ceux de la PNC à respecter le ministère public devant qui ils prêtent serment. KAPITA MANU leur a demandé tout de même de ne pas se transformer en juge pendant l’instruction du dossier.

Dans son exposé, le Procureur de la République près le TGI Butembo a rappelé que toute détention doit s’opérer dans un lieu reconnu par la loi. Le magistrat Valery MWALI LUMANDE a noté que seul l’officier du ministère public a le droit de visiter les lieux de détention pour se rassurer des conditions de détention.

« Ici, l’officier du ministère public a l’obligation d’inspecter le cachot. Il y a ici lieu de préciser que l’officier du ministère public civil n’a pas le pouvoir d’inspecter le cachot et amigo militaire. Il n’a pas non plus le pouvoir d’inspecter le cachot et amigo de l’ANR ou de la DGM. Ce n’est pas une des missions devant nos responsabilités en tant qu’officier du ministère public », a lancé le Magistrat Valéry.

Notons que cette table-ronde a été clôturée par un débat houleux qui a accouché d’une série de recommandation visant à améliorer les conditions d’arrestation et de détention.   


Publié le: 05/02/2019 à 17h10min15s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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