BENI/Territoire : les femmes de VUSALYA, KISUNGA et VUSOKOLI dénoncent la pluralité de maisons de tolérance

Publié le: 11/02/2019 à 17h36min13s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Les femmes des villages VUSALYA, KISUNGA et VUSOKOLI dénoncent la pluralité des maisons de tolérances dites « TENTERE » dans la notabilité de MAHIGHA en chefferie de BASHU. Au sortir de la deuxième liturgie dominicale du 10 février, notre reporter s’est entretenu avec certaines femmes et hommes sur la présence des filles mineurs et adultes dans les QG.

 Les femmes ont renseigné que la plupart de ces filles viennent de Butembo et d’autres coins du territoire de Lubero. Cinq ou six filles habitent dans une même maison. Elles vivent spécialement de la vente des boissons alcoolisés et de la prostitution. Les femmes des villages précités appellent les autorités du territoire de Beni à ramener ces jeunes filles dans leurs familles d’origine. Elles craignent la contamination des maladies sexuellement transmissibles à leurs maris et des nombreux jeunes garçons célibataires.

« La mort est en train de frôler notre entité. Les filles et les jeunes garçons, tous sont déjà venus habiter ici. Ils disaient qu’ils venaient dans des champs. La période est finie, ils seraient rentrés… Ils ont des macarons de prostitution… On se demande vraiment qui livre ces macarons là. Est-ce que c’est une personne normale ? Ils habitent dans des maisons qu’ils appellent TENTERA », se désole cette femme.

Un jeune célibataire que notre reporter a rencontré a indiqué que les chefs capita fréquentent eux aussi ces maisons de tolérance. Il pense que les jeunes s’y rendent par imitation de leurs parents.

« Venir dans un milieu, tu trouves d’abord le responsable de cet endroit pour qu’il t’identifie. C’est une erreur de retrouver un chef, lui aussi sympathiser avec ces prostitués. C’est tout à fait normal qu’ils imitent des comportements de ce genre », a pensé ce jeune homme.

Une difficulté à mettre fin à ce phénomène ?

Dans l’assemblée, un chef Capita a avoué la faiblesse de ses collègues capita. Il a fait remarquer que certains de ces jeunes filles prostituées sont biens connues par des agents de l’Etat. C’est pourquoi, il a affirmé que c’est difficile de chasser ces jeunes filles de KISUNGA pour éviter des problèmes avec certains agents de sécurité.


Publié le: 11/02/2019 à 17h36min13s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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