BENI/VUHOVI: tous les malades chassés des formations sanitaires le premier jour de la grève des soignants

Publié le: 20/02/2019 à 16h13min04s

Par Radio Moto Butembo-Beni

La grève sèche des acteurs de santé la zone de santé de Vuhovi est bel et bien amorcée. En témoigne l’absence du personnel soignant dans les structures sanitaires de cette contrée ce mercredi 20 février 2019. Tout a commencé le soir de mardi 18 février 2019 juste après la réunion extraordinaire du personnel soignant en zone de santé de Vuhovi.

« Tous les malades ont directement été chassés de toutes les formations sanitaires. Ce mercredi, les trois malades qui étaient restés à l’hôpital général de référence de Vuhovi viennent de se diriger vers des hôpitaux de Butembo », relate PAO PASCAL de notre club des auditeurs.

Pour rappel, la grève sèche des agents médicaux de la zone de santé de Vuhovi date de l’après-midi de mardi 19 février. Ils protestent contre les incidents sécuritaires enregistrés dans cette contrée depuis un certain temps. La goûte qui a fait déborder le vase est le meurtre de l’infirmier titulaire du centre de santé ISONGA en zone de santé de VUHOVI. Le corps de KAMBALE SAANANE VISOGHO Joseph a été retrouvé le matin de mardi. La victime a été enlevée de son domicile par des gens non encore identifiés la nuit de lundi à mardi. Les kidnappeurs devenus par la suite meurtriers ont tué leur cible en présence de son épouse à près de 5 kilomètres de son domicile basé à ISONGA.

Il y a deux semaines, des maisons des habitants et un poste de santé ont été incendiés par des inconnus dans la même contrée. Suite à ces incidents sécuritaires, le personnel soignant de la zone de santé de VUHOVI a décidé de suspendre toutes les activités de prise en charge des malades jusqu’à ce que le pouvoir public mette hors d’état de nuire ceux qui insécurisent le personnel soignant et les structures sanitaires.

Le REDHO condamne le meurtre de l’infirmier titulaire de ISONGA

Une de voix qui s’élève pour condamner l’assassinat de l’infirmier titulaire de ISONGA est celle du Réseau pour les Droits de l’Homme, REDHO. Ce regroupement d’ONGDH condamne cet acte meurtrier. Dans un communiqué de presse signé par son coordonnateur Maître MUHINDO WASIVINYWA, le REDHO émet un certain nombre de recommandations. Il recommande au Procureur de la République près le TGI Beni et l’Auditeur militaire près le Tribunal de Garnison de Beni de diligenter les enquêtes. Cela, pour que les auteurs soient retrouvés et punis conformément à la loi. Le REDHO demande aux services chargés de sécurité de multiplier les efforts. Ce regroupement d’ONGDH appelle la population à dénoncer tous les suspects pour que justice soit rendue.


Publié le: 20/02/2019 à 16h13min04s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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