LUBERO : des bouviers accusés dans la destruction des champs des femmes à Masereka

Publié le: 11/03/2019 à 06h48min41s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Les femmes paysannes de MASEREKA plaident pour le respect de leurs droits. Au cours de la célébration de la dernière édition de la journée internationale de la femme, ces femmes accusent les bouviers de détruire leurs champs. Malheureusement pour ces femmes, toute plainte adressée au chef capita n’aboutit pas à une solution.

Les femmes de Masereka ont indiqué qu’au lieu que les chefs capitas s’occupent des bergers, ils s’arrêtent à demander des bidons de la boisson traditionnelle KASIKSI aux femmes victimes de la divagation des bêtes sans punir les auteurs indirects de cette destruction.

« Personne n’écoute la parole de la femme. Les champs sont détruits pendant qu’on est en train d’interpeller les gardiens des bêtes. On peut même mettre la main sur eux après le constat des dégâts, mais on ne paie pas le dommage parce que le bien appartient à une femme. Pourquoi cela ? » S’est interrogé cette femme à coté de qui l’autre renchérit « Comme elle vient de le dire, on peut aller accuser auprès des chefs, mais à la fin, on vous demande de la boisson, mais la femme ne sera pas remise dans ses droits. On surcharge la victime par l’achat de la boisson alors qu’on aura rien de retour ».

Présents à la rencontre des femmes de MASEREKA, certains hommes ont appelé les chefs capitas et les gardiens des bêtes à plus de responsabilité. Pour eux, ce sera une manière d’éviter les conflits inutiles entre les paysannes et les bergers.

« On ne doit pas détruire un champ parce qu’il appartient à une femme. Et si les hommes ne sont pas à mesure de trouver la solution, je souhaite que le dossier soit poussé au loin. Parce que c’est anormal que l’on détruise leurs cultures. Nous savons déjà celui qui a qualité de trancher sur ce dossier. Après les capitas et les hommes du village, il est important de saisir un autre niveau parce que l’Etat a déjà prévu cela, surtout au sujet des cultures dans les champs. Cela nécessite de saisir directement l’agronome parce que c’est lui qui maitrise la valeur de chaque culture », a lancé cet homme.

Rappelons que la majorité des femmes de MASEREKA joue un rôle important dans l’économie de leur ménage à travers l’agriculture.


Publié le: 11/03/2019 à 06h48min41s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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